Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 04:30

Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68

Bouquet spirituel: «Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.» Mt. 5, 44

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Les Saintes et Les Saints du Jour

Bérénice

Vanessa

Véronique

Venise, Véronica

Aventin

Hadelind

Raban

Saint Abraham le Perse

(4ème s.)

Saint Aventin de Chartres

évêque (+ v. 520)

Saint Aventin de Troyes

ermite (+ v. 538)

Saint Cyrille du Lac Neuf

(+ 1532)

Saint Eutyche

(4ème s.)

Saint Georges

ou Iouri, prince de Vladimir en Russie (+ 1238)

Saint Gilbert de Sempringham

Fondateur de l'ordre des Gilbertins (+ 1189)

Saint Hadelin

Ermite à Celles (7ème s.)

Saint Isidore de Peluse

(+ 449)

Bienheureux Jacques Berthieu

Jésuite (+ 1896)

Saint Jean de Britto

Jésuite, missionnaire en Inde (+ 1693)

Saint Jean de Léonissa

Capucin (+ 1612)

Sainte Jeanne de France

Princesse de France (+ 1505)

Saint Joseph

(+ 1686)

Saint Liefard

(+ 640)

Saint Modan

(6ème s.)

Saint Nicolas le Studite

Moine à Constantinople, compagnon d'exil de saint Théodore le Studite (+ 868)

Saint Nithard

Moine et martyr (+ 845)

Saint Philéas

Martyr en Egypte (4ème s.)

Quarante-neuf Anciens de Scété

Moines et martyrs (+ 444)

Saint Raban Maur

Abbé de Fulda et archevêque de Mayence (+ 856)

Saint Rembert

Archevêque de Hambourg-Brême (+ 888)

Bienheureux Simon de Saint-Bertin

(+ 1148)

Saint Théophile le Pénitent

(6ème s.)

Saint Vincent de Troyes

(+ v. 546)

Saint Vulgis

(+ v. 760)

Sainte Véronique

Femme ayant essuyé le visage du Christ montant au Golgotha (1er s.)

Ou Bérénice.

La dévotion du "Chemin de la Croix" évoque le souvenir de cette femme qui aurait bravé la foule hostile pour essuyer le visage du Christ pendant sa Passion, recueillant ainsi sur son linge la Sainte Face. Plusieurs légendes sont à l'origine de ce récit:

- Le nom de Véronique qui en grec, vera icona, veut dire : l'icône authentique.

- Le linge que, dit-on, le Christ aurait envoyé au roi d'Edesse, Abgar, avec son image(*). A quoi la piété occidentale ajoute un élément de la quête du Graal, ou même en faisant de Véronique, l'épouse de Zachée, avec qui elle serait venue jusqu'à Soulac et Amadour.

Laissons notre piété se tourner seulement vers ces femmes qui pleuraient durant la Passion du Seigneur et à qui Jésus a dit qu'elles feraient mieux de pleurer sur elles et Jérusalem.

(*) Un internaute nous signale: "Le linge de Véronique ne devrait pas être confondu avec le Mandylion, linge que le Christ aurait envoyé au roi Abgar d'Edesse : le premier représente le Christ de la Passion, couronné d'épines; le second est l'image non faite de main d'homme qui a probablement inspiré les premières icônes du Christ, comme la Sainte Face (12è s.) conservée à la cathédrale de Laon. Vous pouvez consulter : P. Sendler Egon. Les mystères du Christ, les icônes de la liturgie. Desclée de Brouwer, 2001, p. 25-26. Ouspensky Leonide, La théologie de l'icône dans l'Eglise orthodoxe, Cerf, 1980, p. 29.

"SAINT ANDRÉ CORSINI

Évêque de Fiésole

(1302-1373)

Issu de l'illustre famille des Corsini, ce Saint naquit à Florence, en 1302, le jour de saint André, dont il reçut le nom. La veille de sa naissance, sa mère eut un songe, dans lequel il lui semblait mettre au monde un louveteau qui, entré dans l'église des Carmes, s'y transforma aussitôt en un agneau d'éclatante blancheur. Aussi cette pieuse mère eut-elle soin de vouer son enfant à la Très Sainte Vierge et de lui inspirer l'amour de la piété et de la vertu.

Malgré les exemples édifiants de ses parents et les sages instructions de ses précepteurs, André, entraîné par les mauvaises compagnies dans toute espèce de désordres, ne tarda pas à vérifier la première partie du songe maternel. Nouvelle Monique, la pauvre mère n'avait d'autres ressources que ses larmes et ses prières.

Or un jour, André, mû par un reste de tendresse, demanda à sa mère pourquoi elle pleurait ainsi: "Ah! mon fils, répondit-elle, je pleure sur le louveteau que j'ai mis au monde. Quand donc se changera-t-il en agneau? Souviens-toi que tu appartiens à la Vierge Marie et que tu dois La servir."

Ces paroles, comme une flèche divine, pénétrèrent le coeur d'André. Le lendemain il entra dans l'église des Carmes et, se prosternant devant l'image de Notre-Dame du Peuple: "Glorieuse Vierge Marie, dit-il, voici le loup dévorant qui Vous prie de le rendre désormais un agneau docile; il veut Vous servir dans l'Ordre du Carmel." Aussitôt, il alla prier le supérieur du monastère de l'admettre dans son couvent. Il avait alors seize ans.

Dès le début de son noviciat, sa ferveur étonna les plus parfaits: l'esprit de la pénitence lui faisait accepter avec joie les offices les plus humbles. Ses passions un instant se révoltèrent, mais avec son énergie, l'amour de la prière et de la mortification, il les dompta si bien qu'il en demeura pour jamais vainqueur. Il fut un modèle d'obéissance, de ferveur et d'humilité.

Ordonné prêtre en 1328, il offrir à Dieu les prémices de son sacerdoce dans un petit couvent où il était inconnu et y célébra sa première Messe avec un recueillement et une dévotion extraordinaires. Aussitôt après la communion, la Très Sainte Vierge lui apparut, disant: "Tu es Mon serviteur, Je t'ai choisi, et Je serai glorifiée par toi." Dans la suite André ne voulut plus d'autre titre que celui de serviteur de Marie.

Dieu donna à ses paroles une onction et une force merveilleuse pour convertir les pécheurs et le favorisa du don des miracles. Un de ses parents fut guéri par lui d'un mal de jambe qui lui rongeait les chairs, et il rendit la vue à un aveugle dans la ville d'Avignon où il terminait ses études près du cardinal Corsini, son oncle.

De retour dans sa patrie, élu prieur du couvent de Florence, il devint comme le second apôtre du pays. Dans son admiration pour André, la ville de Fiésole le choisit pour évêque. A cette nouvelle il prend la fuite et va se cacher dans un couvent de Chartreux; mais un enfant dévoile sa retraite.

Son élévation lui fit redoubler ses austérités. Au cilice il joignit une ceinture de fer. Il couchait sur des sarments de vigne étendus à terre. Chaque jour il récitait les sept psaumes de la pénitence et les Litanies des Saints, et se donnait une rude discipline. Sa charité pour les pauvres et surtout pour les pauvres honteux était inépuisable; Dieu lui accorda un jour de multiplier le pain qu'il distribuait aux indigents.

Pris d'un mal subit le jour de Noël, il pressentit avec joie son dernier moment. Il mourut dans la soixante-douzième année de son âge et la treizième de son épiscopat. Ses reliques sont conservées à Florence dans l'église des Carmes.

Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 53-54

Par ELPADRE - Publié dans : SAINTES ET SAINTS DU JOUR - Communauté : Chrétien
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