SAINTES ET SAINTS DU JOUR

Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /2010 09:54

Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68

Bouquet spirituel: «Quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être Mon disciple.» Lc 14, 33

religieu11-800

Les Saintes et Les Saints du Jour

Claude

Cladie, Claudette, Claudic, Claudie, Claudio, Claudius, Claudy

Norbert

Nalbert

Agobart

Bessarion

Marcellin

Saint Agobard

Archevêque de Lyon (+ 840)

Saint Alexandre

évêque de Fiesole (+ 823)

Saint Anoub

(5ème s.)

Saints Artème et Pauline

martyrs des premiers siècles à Rome (4ème s.)

Bienheureux Bertrand

évêque d’Aquilée et martyr (+ 1350)

Saint Bessarion

Anachorète en Egypte (+ 400)

Saint Colman

évêque en Ecosse (+ v. 1010)

Saint Eustorge II

évêque de Milan (+ 518)

Bienheureux Falcon

abbé du monastère de Cava en Italie (+ 1146)

Bienheureux Gérard Tintorio

(+ 1207)

Saint Gérase

évêque de Grenoble (5ème s.)

Bienheureux Guillaume Greenwood

martyr chartreux à Londres (+ 1537)

Saint Hilarion

prêtre orthodoxe (+ 845)

Bienheureux Innocent Guz

prêtre franciscain martyr (+ 1940)

Saint Jarlath

évêque irlandais (+ v. 550)

Bienheureux Laurent de Villamagna

prêtre franciscain en Italie (+ 1535)

Saint Marcellin Champagnat

Prêtre, fondateur des Petits Frères de Marie (+ 1840)

Saint Paissios

(+ 1504)

Saint Philippe le Diacre

"Apôtre de la Palestine" (+ 80)

Saints Pierre Dung, Pierre Thuan et Vincent Duong

laïcs martyrs au Vietnam (+ 1862)

Saint Raphaël Guízar Valencia

évêque de Veracruz au Mexique (+ 1938)

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Saint Claude

Evêque du Jura (+ 699)

Évêque de Besançon. D'abord militaire, il embrassa la vie monastique à Condat dans le Jura avant d'être élu évêque de Besançon. Mais dès qu'il le put, il résilia cette charge pour rejoindre la solitude.

Son monastère et le village voisin prirent son nom et le diocèse s'est placé sous son patronage: Saint-Claude-39200.

Dans le Jura, vers 703, saint Claude, qui fut, croit-on, évêque et abbé du monastère de Condat.

 

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SAINT NORBERT

Archevêque, Fondateur de l'Ordre des Prémontrés

(1080-1134)

 

Norbert, né en 1080, près de Cologne, fut engagé dès son jeune âge dans la cléricature; mais il fréquentait plus la cour que l'Église et reculait devant les Ordres sacrés, afin de suivre la voie des plaisirs.

Il avait déjà trente-trois ans, quand, traversant à cheval une belle prairie, accompagné d'un seul serviteur, il fut assailli par une soudaine et horrible tempête. La scène de saint Paul sur le chemin de Damas se renouvela; car Norbert entendit une voix céleste lui dire: "Pourquoi Me fuis-tu? Je te destinais à édifier Mon Église, et tu scandalises Mon peuple." En même temps, la foudre éclate et le renverse par terre, où il demeure évanoui pendant une heure entière. Quand il eut recouvré ses sens, il dit à Dieu: "Seigneur, que demandez-Vous de moi?" Et la réponse à sa question lui fit comprendre qu'il devait quitter le monde et vivre dans la pénitence.

La conversion fut immédiate et complète, et bientôt l'on put voir, non sans étonnement, le brillant gentilhomme échanger ses riches vêtements contre la bure du moine. Il se prépara pendant quarante jours, dans un monastère, à offrir pour la première fois le Saint Sacrifice de la Messe.

Norbert obtint du Pape les pouvoirs de missionnaire apostolique et commença à prêcher la pénitence. Ses oeuvres étaient plus éloquentes encore que sa prédication: il marchait nu-pieds, même en plein hiver, au milieu de la neige, n'avait pour vêtement qu'un rude cilice en forme de tunique et un manteau de pénitent; il observait perpétuellement le carême selon la rigueur des premiers siècles, et y ajoutait de ne manger presque point de poisson et de ne boire du vin que très rarement: on eût dit un nouveau Jean-Baptiste, par son zèle et ses austérités.

Cependant Dieu réservait à Norbert la gloire de fonder l'Ordre des Prémontrés, ainsi nommé parce que le Saint avait eu révélation du lieu où il devait l'établir. Saint Augustin lui ayant apparu, une Règle d'or à la main, il comprit qu'il devait adopter pour son Ordre la règle de ce grand docteur. Il fut lui-même la règle vivante de ses frères.

 

En 1126, se réalisa une vision que sa mère avait eue avant sa naissance: Norbert fut obligé d'accepter l'archevêché de Magdebourg, et il eut désormais outre le souci de son Ordre, le soin de son diocèse, où son apostolat fut traversé par de grandes persécutions et couronné d'abondants fruits de salut. Rien du reste, n'avait changé dans sa vie, et jusqu'à sa mort il mena dans son palais la vie d'un moine dans sa cellule.

 

Saint Norbert,
Evêque et confesseur

Biographie

Né à Xanten, petite ville de Rhénanie, entre 1080 et 1085, saint Norbert était issu de nobles familles apparentées aux souverains d'Allemagne et de Lorraine. Si son enfance ne nous est point connue, on sait que sa jeunesse fut mondaine et dissipée, encore qu’il fit d'assez sérieuses études qu'il complètera d'ailleurs après sa conversion. Cadet, il reçut une prébende canoniale à Xanten dont il ne remplit pas les obligations, et c’est par ambition qu’il reçoit le sous-diaconat. D’abord au palais de l’archevêque de Cologne, il ne tarda pas à gagner la cour où sa prestance et sa belle mine lui valent le meilleur accueil.

Chapelain de l'empereur, Norbert accompagne Henri V à Rome (1111) où sa conscience se révolte quand l'empereur extorque au pape prisonnier l'investiture des évêques par la crosse et l'anneau. S’il refuse l'archevêché de Cambrai que lui offre l'empereur, il ne se résignera que peu à peu à quitter la cour et à rompre avec le prince excommunié.

Vers 1115, comme il gagne Wreden, en Westphalie, à cheval et suivi d'un écuyer, un épouvantable orage le surprend, la foudre le terrasse. Il rentre aussitôt à Xanten où, désormais, il se contentera d'une petite cellule donnant sur le cloître, pour se livrer à la prière et à la mortification. Pendant trois ans, il ne quitte sa cellule que pour aller solliciter les avis du bénédictin Conon, abbé de Siegburg. Sous les pelisses et les fourrures de son habit, il cache le cilice. Lors de son ordination sacerdotale (Cologne, à la Noël 1115), il dépouille solennellement ses habits précieux et revêt un simple habit de peaux d'agneaux, puis, avant de célébrer sa première messe, fait une retraite de quarante jours à Siegburg.

Dès sa première messe, il prêche le néant du monde et de ses richesses, faisant sentir à ses confrères chanoines l'inconvenance de leur conduite et de leur faste, ce qui lui vaut tant d’insultes et de railleries qu’il doit se confiner dans sa cellule. Il marche pieds nus, vêtu d'un manteau de pénitent, il jeûne tous les jours, sauf le dimanche. Outre de fréquents séjours à Siegburg et chez les chanoines réguliers de Rolduc, près de Maëstricht, il visite souvent l’ermite Ludolphe. Il s'aménage une grotte, plus propice à la méditation des Écritures et à la prière que sa cellule canoniale.

Ses prédications jointes à une certaine excentricité, lui attirent de solides ennemis qui le défèrent au concile national de Fritzlar (1118) où il est accusé de prêcher sans mandat, de trop attaquer le clergé dans ses diatribes et de vivre en moine sans être agrégé à une communauté. Il n'a pas de peine à se disculper mais décide de quitter Xanten. Aussi se dépouille-t-il de son bénéfice et de sa fortune, ne se réservant qu'une maigre somme, une mule pour ses pérégrinations et une chapelle pour la célébration de la messe ; il donne la plus grande part de ses biens au monastère de Fürstenberg que desservi par les moines de Siegburg. Aux chanoines, il laisse un beau calice. Pour lui, il part pieds nus, accompagné de deux serviteurs qui n'avaient pas voulu abandonner leur maître.

La première étape fut Huy, sur la Meuse, entre Liège et Namur, où il apprit que le pape Gélase II avait dû fuir devant l'antipape créé par Henri V. Il part alors rejoindre le pape fugitif Saint-Gilles-en-Provence. Se trouvant encore trop riche, il se dessaisit de sa mule et du peu d'argent qui lui restait. Il traverse la France et veint se jeter aux pieds du pape qui veut le garder auprès de lui mais Norbert craignant de retrouver les dangers qu'il avait déjà connus dans les cours séculières, obtient qu'on le laisse partir. Le pape lui accorde le pouvoir de prêcher dans toutes les limites de l'Église romaine.

Comme Norbert ne parle guère les langues romanes, il regagne les pays germaniques. Aux Rameaux, à Valenciennes, il prêche la Rédemption et se fait miraculeusement comprendre de ses auditeurs de langue d'oïl. Il tombe malade avec ses deux serviteurs qui succombent au mal et Norbert, après les avoir soignés, leur ferme les yeux et pourvoit à leur sépulture. L'archevêque de Cambrai, Burchard, que Norbert a bien connu à la cour impériale, fait alors une visite pastorale à Valenciennes et son chapelain, Hugues de Fosses, tombe sous le charme de Norbert qu’il suit. Ils parcourent ensemble le Hainaut et le Brabant, appelant à la pénitence, à la justice, à la charité et au pardon des injures. Ils n'acceptent aucune rétribution, se contentent de l'hospitalité et d'une maigre pitance. Le surplus des offrandes de l'autel était distribué aux pauvres.

On sait combien les cités du Moyen-Àge étaient divisées : c'était l'époque où l'Église instituait la trêve de Dieu. Partout, le passage de Norbert amène les réconciliations et le surnom d'Angelus pacis lui reste.

En octobre 1119, Norbert est à Reims où Calixte II vient de réunir un concile. L'affluence est telle que Norbert renonce à saluer le nouveau pape quand Barthélemy de Joux, évêque de Laon et parent du pape, vient le chercher pour le présenter et lui obtenir le renouvellement des pouvoirs concédés par Gélase II. Avec Barthélemy de Joux, Norbert gagne Laon, ville alors célèbre par ses écoles où il perfectionne ses connaissances de dialectique, de grammaire et de théologie. Lorsque Calixte II visite Laon, il demande à Norbert de prendre la tête des chanoines réguliers de l'abbaye Saint-Martin de Laon que l’évêque veut réformer. Après quelques échecs, Norbert veut reprendre sa liberté pour chercher une voie conciliable avec sa vocation apostolique, mais Barthélemy de Joux qui entend le garder dans son diocèse, le conduit près de Coucy-le-Château, dans une clairière jadis essartée par les moines de Saint-Vincent de Laon où, après une nuit de prières, Norbert décide de s'établir (1120).

Le nouvel ordre va rivaliser avec Cîteaux et saint Norbert apparaîtra comme l'émule de saint Bernard. Prémontré est-il une allusion à la vision que Norbert eut durant la nuit qu'il passa en prière, ou bien cette clairière portait-elle déjà ce nom ? Il est difficile d'en décider. En tout cas, aussitôt son dessein arrêté, le saint se met en devoir de le réaliser. Il passe l'hiver confiné dans une modeste cellule, mais aux beaux jours il prêche à Laon et dans les provinces du Nord : sa parole enflammée conquit de nombreux adeptes à son nouveau genre de vie et quand il rentre à Prémontré, il est accompagné de quarante disciples. Il n'est pas facile de préciser le dessein du fondateur qui a été arraché à son œuvre dès 1126 pour être placé sur le siège épiscopal de Magdebourg. Le travail d'organisation est l'œuvre de son successeur, Hugues de Fosses, qui s'inspire beaucoup des us de Cîteaux et de la charte de charité. On sait les liens étroits qui unissent Cîteaux et Prémontré, Bernard et Norbert, ce qui a déterminé les emprunts de Hugues. Norbert sollicité tout à la fois par la vie bénédictine à Siegburg, la vie érémitique et la vie canoniale à Rolduc ; c'est cette dernière forme et la règle de saint Augustin, qu'il adopte, avec beaucoup de réminiscences monastiques. Son attrait pour la vie érémitique détermine son choix du site sauvage et écarté de Prémontré. Celui-ci, dans l'esprit du fondateur est une pépinière de missionnaires pour régénérer le clergé et évangéliser le peuple. De nombreuses filiales sont créées : la première est Floreffe, près de Namur. En 1124, ce fut Anvers, fief de l'hérétique Tanchelin que les disciples du saint défient. L'extension prend les proportions de celles de Cîteaux et, du vivant d'Hugues de Fosses, premier successeur de Norbert, on compte une centaine de monastères répartis en vingt-neuf circaries ou provinces. Parmi les postulants figurent les plus grands noms, tel Godefroy de Cappenberg, riche seigneur westphalien, qui légue son château pour en faire un monastère, entraîne au cloître son frère, sa femme et ses deux sœurs qui fondent à leur tour d'autres abbayes. Thibaut, comte de Champagne, sollicite son admission à Prémontré, mais Norbert le renvoie dans le monde, le marie à la nièce de l’évêque de Ratisbonne, mais crée à son intention le tiers ordre. À l'ordre proprement dit s'ajoute de bonne heure, une branche féminine, qui faisait de Prémontré un monastère double ; plus tard, les norbertines vécurent dans des monastères isolés et s'adonnèrent à la vie contemplative, selon l'esprit de leur fondateur.

En 1124, comme deux légats du pape sont à Noyon, Norbert obtient leur approbation, puis il part pour Rome (1125), par la Champagne, la Lorraine, l'Alsace et l'Allemagne. À la mi-février 1126, il obtient d'Honorius II la bulle laudative. Il revient par la même route pendant le Carême, sans s'octroyer aucune dispense du jeûne ; accueilli en Lorraine, près de Pont-à-Mousson, par le duc en personne qui lui donne un terrain pour fonder un monastère, Sainte-Marie-au-Bois.

Prémontré le revoit ensuite, mais pour peu de temps, car Thibaut de Champagne le supplie de venir avec lui au devant de sa fiancée. Le saint doit accéder à sa demande et quitte, définitivement cette fois, ses frères, en leur laissant une sorte de testament spirituel, où il les exhorte à la pratique de toutes les vertus monastiques et surtout de la charité envers les pauvres.

La fiancée n’étant pas au lieu de rendez-vous, Thibaut conjure Norbert de pousser jusqu'à Ratisbonne et c’est ainsi qu’il se trouve à Spire où se tient la diète du Saint-Empire à laquelle les habitants de Magdebourg ont déféré le cas litigieux de l'élection de leur nouvel archevêque. Bientôt le nom de Norbert est prononcé et rallie tous les suffrages que ratifient les légats et l'empereur. Le 18 juillet 1126 Norbert, pieds nus, fait son entrée solennelle à Magdebourg où il est sacré huit jours plus tard. Il donne sa démission d'abbé de Prémontré et invite ses fils à faire choix d'Hugues de Fosses pour son successeur.

Dans l'administration de son diocèse de Magdebourg, le succès vient assez rapidement, cependant, Atticus, archidiacre intrigant et ambitieux, qui avait fort profité de la vacance épiscopale, soudoie des assassins pour tuer le saint prélat, puis fomente une sédition contre lui. Pour se soustraire à la fureur populaire Norbert se réfugie au manoir épiscopal de Gevenkenstein, d'où il lance l'interdit sur les rebelles qui, peu à peu, se calment ; au bout de six semaines l'évêque put rentrer à Magdebourg (1129).

Norbert qui a installé ses fils dans la collégiale de Sainte-Marie, leur confie l'administration de l'Hôtel-Dieu et les engage dans l'évangélisation des Wendes qui occupent le nord de son diocèse qu’ils pillent à intervalles réguliers et qu’avec le secours de l'empereur Lothaire, il avait vaincu en 1127.

L'élection du successeur d'Honorius II met en présence deux concurrents, Anaclet II et Innocent II. Tandis que le premier s'installae à Rome, Innocent est reconnu par la France, au concile d'Étampes, grâce à saint Bernard et à Pierre le Vénérable. Le fondateur de Prémontré, d’accord avec les abbés de Clairvaux et de Cluny, rallie l'empereur et l'Allemagne au pape légitime qui décide une intervention armée pour le ramener à Rome. Norbert est chargé d’en avertir le pape qui tient un concile à Reims. Le saint accompagne l'empereur dans son expédition, tandis que saint Bernard accompagne le pape. On se retrouve à Rome où Lothaire est sacré à Saint-Jean-de-Latran. Norbert reçoit le pallium et le titre de chancelier de l'Empire, par suite de la vacance du siège de Cologne, mais sa santé est irrémédiablement atteinte. Il rentre pour le Carême et peut encore célébrer, le jeudi saint, pour consacrer le saint chrême, et à Pâques, mais au prix d'efforts inouïs. À la Pentecôte, il reçoit le saint viatique et meurt peu après, dans la nuit du 5 au 6 juin 1134.

Saint Norbert avait exprimé maintes fois le désir de reposer parmi ses fils dans la collégiale Sainte-Marie de Magdebourg où il fut déposé. De nombreux prodiges s'accomplirent à son tombeau, que les chanoines norbertins consignèrent dans le registre des miracles. Ces faits et le renom de sainteté de Norbert déterminèrent à solliciter sa canonisation en 1200, mais sans résultat. Il ne semble pas qu'il y ait un culte officiel avant le XVIème siècle. En 1582, à la demande du chapitre général des Prémontrés qui faisait état de son nom dans plusieurs martyrologes, le pape Grégoire XIII autorisa l'ordre à le célébrer, sous le rite double, avec octave, le 6 juin. La fête fut reportée, dans l'ordre de Prémontré, au 11 juillet, à cause de l'occurrence des fêtes de la Pentecôte et du Saint-Sacrement avec leurs octaves. En 1621, la fête était étendue à l'Église universelle, à la date du 6 juin.

Depuis 1540, le luthéranisme avait expulsé les Prémontrés de Magdebourg. Après plusieurs tentatives infructueuses, l'abbé de Strahor, en Bohême, réussit à obtenir les reliques du saint et à les emporter dans son monastère (1627), où il repose encore.

 

 

  colombe 5

Par ELPADRE - Publié dans : SAINTES ET SAINTS DU JOUR - Communauté : Chrétien
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /2010 05:24

Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68

Bouquet spirituel: «On exigera beaucoup de celui à qui l'on a beaucoup donné; et plus on aura confié à quelqu'un, plus on lui demandera.» Lc 12, 48

 

chemin-foret

Les Saintes et Les Saints du Jour

Ferdinand

Fernand, Fernande, Fernando, Nandou

Jeanne

( en France )

Gianna, Ioannina, Ivana, Jane, Janeto, Janice, Janie, Janik, Janine, Janique, Janis, Jano, Jany, Jeannette, Jeannice, Jeannick, Jeannie, Jeannine,

Jehanne, Jemmie, Joan, Joanna, Johanne ou Johanna, Juanita, Siana, Vanina

Basile

Vassili

Emmélie

Harmonie

Saint Anastase

évêque de Pavie (+ 680)

Saint Basile l'Ancien

et sainte Emmélie, parents d'une étonnante famille de saints (+ 349)

Saint Caidos et Saint Fricor

(7ème s.)

Sainte Dymphne de Gheel

Vierge, martyre (?)

Sainte Emmelie

et saint Basile, parents d'une étonnante famille de saints (+ 370)

Saint Gabin

martyr en Sardaigne (+ 130)

Bienheureux Guillaume Scott et Richard Newport

prêtres et martyrs en Angleterre (+ 1612)

Saint Hubert

évêque de Tongres et Mästricht (+ 727)

Saint Hubert

(+ 714)

Saint Isaac le Syrien

Moine syrien (+ 406)

Saint Joseph Marello

évêque, fondateur des Oblats de saint Joseph (+ 1895)

Saint Laurent Richardson

(+ 1582)

Saint Luc Kirby

prêtre et martyr en Angleterre (+ 1582)

Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation

(+ 1897)

Saint Matthias Kalemba

martyr en Ouganda (+ 1886)

Bienheureux Maur (William) Scott

Martyr en Angleterre (+ 1612)

Bienheureux Othon Neururer

prêtre et martyr en camp de concentration (+ 1940)

Saint Walstan

(+ v. 1016)

 

Saint Ferdinand III le Saint

Roi de Castille et de Léon (+ 1252)

Roi de Castille et de Léon, cousin du roi saint Louis. Il libéra Cordoue et Séville occupées par les Maures depuis cinq siècles et y planta la Croix du Christ.

Voir aussi:

Site de l'église saint Ferdinand des Ternes (Paris)

À Séville en Espagne, l’an 1252, saint Ferdinand III, roi de Castille et de León, prudent dans l’administration de son royaume, protecteur des arts et des sciences, attentif à diffuser la foi.

 

 

 

 

Sainte Jeanne d'Arc

Biographie  

Le mercredi 23 février 1429, à Vaucouleurs, le cortège fut prêt vers trois heures de l’après-midi. Jeanne était à cheval, entourée de son escorte composée de quatre lorrains : Jean de Metz, chef de l’expédition, Bertrand de Poulangy et leurs valets, Julien et Jean, puis Collet de Vienne, envoyé de Chinon par le Dauphin et son archer Richard. Agé de vingt-huit ans, rude soldat ayant conquis son grade et sa noblesse dans les récents combats, Jean de Metz avait joyeusement accepté d’escorter cette fille jusqu’à Chinon, à travers un territoire rempli d’ennemis.

S’ils passèrent la première nuit à l’abbaye de Saint-Urbain où ils étaient attendus, ils se firent héberger, les jours suivants, dans des fermes isolées, par des paysans qui n’osèrent pas refuser leur grange. Le voyage dura onze jours. Après avoir traversé l Aube et la Seine, ils arrivèrent à Auxerre, où Jeanne entendit la messe dans 1a cathédrale, franchirent la Loire à Gien, s'enfoncèrent dans les forêts de Sologne puis, après avoir passé le Cher et l’Indre, se trouvèrent enfin, le 5 mars, devant un petit village, nommé Sainte-Catherine-de-Fierbois, où Jean de Metz fit halte tandis que Collet de Vienne et son archer allaient prévenir le Dauphin du succès de l’expedition. A Sainte-Catherine-de-Fierbois était un pèlerinage. Quelques malades y faisaient des neuvaines et deux prêtres en assuraient la garde. Ce matin-là, Jeanne entendit trois messes de suite tandis que les quatre compagnons qui lui restaient se tenaient auprès des chevaux.

Après les offices, elle demeura longtemps dans la chapelle regardant alternativement les murs, l’autel et les statues, comme si elle avait voulu découvrir quelque chose. Il y avait des béquilles suspendues en ex-voto, des médailles, des inscriptions et des fleurs. L'odeur de l’encens flottait dans l’espace étroit.

Collet de Vienne revint dans l'après-midi. Le Dauphin donnait ordre de mener immédiatement la jeune fille à Chinon où elle logerait chez une femme désignée par lui. Tandis qu’à leur tour Jean de Metz et Bertrand de Poulangy étaient convoqués auprès de Charles pour rendre compte du voyage, Jeanne demeura trois jours chez son hôtesse, évitant de sortir et de répondre aux questions du voisinage.

On sait comment, le 9 mars, elle reconnut le Dauphin puis comment, quelques jours plus tard, elle répondit victorieusement à toutes les questions des examinateurs ecclésiastiques de Poitiers. Le 26 mars, Jeanne rentrait à Chinon, en compagnie du Dauphin qui était venu la chercher à Châtellerault. Maintenant, il s’agissait d’aller à Tours où étaient rassembléz les renforts pour Orléans, les armes et les approvisionements. Cependant, avant de partir, il fallait équiper Jeanne. Lorsque son armure fut prête, on s’inquiéta de l’épée : voulait-elle la garde en forme de croix ou préférait-elle un dessin particulier qui rappelât sa mission ? Jeanne répondit : « Allez à Sainte-Catherine-de-Fierbois, dans la chapelle du pèlerinage. Vous creuserez derrière l’autel, vous enlèverez une dalle, des pierres, et à peu de profondeur, vous trouverez l’épée qu’il me faut. » Ainsi fut fait, et l’on trouva une grande épée antique à la garde marquée de cinq petites croix.

Des traditions affirment que cette épée était celle de Charles Martel qui, après la bataille de Poitiers, l’aurait offerte aux prêtres du sanctuaire de Sainte-Catherine-de-Fierbois. Vers 1375, la chapelle oubliée, envahie par les ronces, n'était plus qu’une ruine. Un paralytique des environs, Godefroy, eut cependant l'idée de s'y faire porter et d’y réciter une prière quotidienne. Il fut guéri. Le bruit de ce miracle se répandit. Des prêtres de Tours accourus sur les lieux organisèrent un pèlerinage local. Au temps de Jeanne d’Arc, la vogue de Sainte-Catherine-de-Fierbois était déjà sur son déclin et l’épée de Charles Martel était oubliée.

 


Extraits du procès de Jeanne  

Mon père s’appelait Jacques d’Arc. Ma mère, Isabelle. Chez moi, on m’appelait Jeannette. Depuis ma venue en France Jeanne.

- Quel âge avez-vous?

A peu près dix-neuf ans. J’ai été baptisée en l’église de Domremy par maîtreJean Minzet, à ce que je crois. C’est de ma mère que j’ai appris Pater noster, Ave Maria, Credo. Je n’ai appris ma créance d’ailleurs que de ma mère. Quand je fus grande, après l’âge de raison, en général je ne gardais pas les bêtes, mais j’aidais à les mener au pré. Je ne suis venue en France que sur l’ordre de Dieu. Puisque Dieu le commandait, il le convenait faire. Si j’eusse eu cent pères et cent mères, et si j’eusse été fille de roi, je serais partie.

 

Mon étendard était blanc, en toile blanche. Il y avait dessus écrit les noms de « Jhesus Marie », je crois. Mon étendard, je l’aimais plus, quarante fois plus que mon épée. Je portais mon étendard, quand j’attaquais, pour éviter de tuer personne. Jamais je n’ai tué personne.

 

En la semaine de Pâques dernière passée, elle étant sur les fossés de Melun, lui fut dit par ses voix qu’elle serait prise avant qu’il fût la saint Jean, et que ainsi fallait qu’il fût fait. Et qu’elle ne se esbahist. Mais qu’elle prît tout en gré, et que Dieu lui aiderait.

 

Et encore : Prends tout en gré. Ne te chaille de ton mattyre. Tu en viendras à fin en royaume de paradis. Très doux Dieu, en l’honneur de votre sainte Passion, je vous requiers, si vous m’aimez, que vous me révéliez ce que je dois répondre à ces gens d’Église.

- Savez-vous si vous êtes en la grâce de Dieu ?

Si je n’y suis, Dieu m’y mette. Et si j’y suis, Dieu m’y garde ! Je serais la plus malheureuse du monde, si je savais ne pas être en la grâce de Dieu ! Je m’en remets à Dieu de tout.

- Ne croyez-vous pas être sujette à l’Église qui est sur la terre, notre Saint Père le Pape, cardinaux, évêques et autres prélats d’Église ?

Oui, Notre Seigneur premier servi. Je m’en attends à mon juge, c’est le Roi du ciel et de la terre j’en appelle à Dieu et à notre Seigneur le Pape.

 

C’est ma mort, maître Jean? Donnez~moi les sacrements de pénitence, et la très sainte Eucharistie. Non, non, je ne suis pas hérétique, ni schismatique, mais une bonne chrétienne. Jésus, Jésus...

 


Prière  

Dieu qui avez choisi sainte Jeanne d’Arc pour défendre notre pays contre l’envahisseur, accordez-nous, par son intercession, de travailler pour la justice et de vivre dans la paix. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. - Amen.

 

Par ELPADRE - Publié dans : SAINTES ET SAINTS DU JOUR - Communauté : Chrétien
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /2010 05:01

Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68

Bouquet spirituel: «Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant!» Lc 12, 37

 

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Les Saintes et Les Saints du Jour

Ursule

Irsillane, Ursilla, Ursula

Aymard

Bona

Bonne, Bonnie

Géraldine

Maximin

Mémin

Saint André de Chio

(+ 1465)

Bienheureux Aymard

Inquisiteur, martyr (+ 1242)

Sainte Bona de Pise

Oblate de Saint-Augustin (+ 1207)

Saint Conon

(+ 275)

Saint Exupérance

évêque de Ravenne (+ v. 477)

Sainte Géraldine de Pise

Veuve, recluse (+ 1240)

Saint Gérard de Brou

Evêque de Mâcon en Bourgogne (+ 958)

Bienheureux Guillaume Arnaud

Inquisiteur dominicain, martyr et ses compagnons (+ 1242)

Saint Hésychius

Sénateur au palais impérial d'Antioche (4ème s.)

Saint Jean de Thessalonique

néomartyr de l'Eglise orthodoxe (+ 1802)

Saint Jean, Fol En Christ

(+ 1494)

Bienheureux Joachim de Flore

Abbé (+ 1202)

Bienheureux Joseph Gérard

prêtre, oblat de Marie Immaculée, missionnaire en Afrique australe (+ 1914)

Saint Maximin de Trèves

Evêque (+ 347)

Saint Ortaire

Abbé de l'abbaye de Landelle (6ème s.)

Bienheureux Raymond Scriptor

(+ 1242)

Bienheureux Richard Thirkeld

prêtre et martyr en Angleterre (+ 1583)

Saint Sénateur

évêque de Milan (+ v. 480)

Saints Sisinnius, Martory et Alexandre

Martyrs (+ 397)

Saint Viatre

(6ème s.)

 

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Sainte Ursule Ledochowska

Fondatrice des Ursulines du Coeur de Jésus (+ 1939)

Marie Ursule (Julie) Ledóchowska.

Elle connut une Europe déchirée par les guerres et les frontières. Elle naquit en Autriche et fit ses études chez les Ursulines de Cracovie. Elle fonde à Pniewy près de Poznan, quelques années plus tard, une nouvelle congrégation religieuse, les "Ursulines du Coeur de Jésus" pour rayonner l'Evangile. A 42 ans, elle part à Saint-Petersbourg pour y exercer son apostolat. En 1914, obligée de quitter la Russie, elle continue en Scandinavie et elle est appelée à Rome par le pape pour y établir sa congrégation. C'est dans la Ville éternelle qu'elle conclut son existence terrestre.

Canonisée le 18 mai 2003 par Jean-Paul II.

Sur le site du Vatican: bibliographie, photo, homélie pour la canonisation de quatre bienheureux.

À Rome, en 1939, sainte Ursule (Julie) Ledochowska, vierge, qui fonda l’Institut des Soeurs ursulines du Coeur de Jésus agonisant et se risqua dans des itinéraires difficiles à travers la Pologne, la Scandinavie, la Finlande et la Russie.

 

SAINTE MARIE-MADELEINE de PAZZI

Vierge, Carmélite

(1566-1607)

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Sainte Marie-Madeleine de Pazzi, l'une des fleurs les plus suaves qui aient embaumé les jardins du Carmel, naquit à Florence. Dès l'âge de sept ans, à l'école du Ciel, elle était formée à l'oraison, et elle paraissait presque un prodige de mortification. Toute une nuit elle porta une couronne d'épines sur sa tête, avec des douleurs inexprimables, pour imiter son Amour crucifié. Chaque fois que sa mère avait communié, l'enfant s'approchait d'elle et ne pouvait plus la quitter, attirée par la douce odeur de Jésus-Christ.

A partir de sa Première Communion, elle fut prête à tous les sacrifices, et c'est dès lors qu'elle fit à Jésus le voeu de n'avoir jamais d'autre époux que Lui. Aussi, quand plus tard, son père voulut la marier: "Je livrerais plutôt, s'écria-t-elle, ma tête au bourreau que ma chasteté à un homme."

La sainte épouse du Christ entra au Carmel, parce qu'on y communiait presque tous les jours. Dès lors sa vie est un miracle continuel; elle ne vit que d'extases, de ravissements, de souffrances, d'amour. Pendant cinq années, elle fut assaillie d'affreuses tentations; son arme était l'oraison, durant laquelle elle s'écriait souvent; "Où êtes-Vous, mon Dieu, où êtes-Vous?" Un jour, tentée plus fortement qu'à l'ordinaire, elle se jeta dans un buisson d'épines, d'où elle sortit ensanglantée, mais victorieuse.

Elle avait tant de plaisir à proférer ces mots: "La Volonté de Dieu!" qu'elle les répétait continuellement, disant à ses soeurs: "Ne sentez-vous pas combien il est doux de nommer la Volonté de Dieu?" Un jour, ravie en extase, elle alla par tout le couvent en criant: "Mes soeurs, oh! que la Volonté de Dieu est aimable!" Il plut à Dieu de la crucifier longtemps par des douleurs indicibles, qui la clouaient sur son lit, dans un état d'immobilité en même temps que de sensibilité extraordinaire. Loin de demander soulagement, elle s'écriait bien souvent: "Toujours souffrir et ne jamais mourir!"

Son coeur était un brasier ardent consumé par l'amour. Quinze jours avant sa mort, elle dit: "Je quitterai le monde sans avoir pu comprendre comment la créature peut se résoudre à commettre un péché contre son Créateur." Elle répétait souvent: "Si je savais qu'en disant une parole à une autre fin que pour l'amour de Dieu, je dusse devenir plus grande qu'un Séraphin, je ne le ferais jamais." Près de mourir, ses dernières paroles à ses soeurs furent celles-ci: "Je vous prie, au nom de Notre-Seigneur, de n'aimer que Lui seul!"

 

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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /2010 20:35

Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68

Bouquet spirituel: «Soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera.»

 Lc 12, 36

1 en let

Les Saintes et Les Saints du Jour

Germain

German

Guilhem

Guillaume

Guilhem, Guilhemine ou Guillemine, Guillaumette, Guillemette, Gwilherm, Lom, Mina, Vilma, Wilhelm, Wilhelmine, Willem, William, Willy

Lanfranc

Margaret

Marguerite

Daisy, Gaëdig, Magali, Magalie, Maggy, Maguelonne, Margaret, Margarita, Margaux, Marge, Margherita, Margot, Marjorie, Mégan, Mégane, Méganne, Meghan(e), Meghann(e), Peggy,

Perle

Saint André le Fou

(9ème s.)

Bienheureux Antoine-Julien Nowowiejski

évêque polonais martyr en camp de concentration (+ 1941)

Saint Chéron

martyr à Chartres (?)

Saint Crescent

Martyr avec saint Dioscoride et saint Paul (5ème s.)

Saint Gizur

(+ 1117)

Bienheureux Guillaume d'Orange

(+ 1070)

Saint Guillaume de Gellone

moine bénédictin o.s.b. (+ 812)

Sainte Héliconis

Martyre à Thessalonique (+ v. 340)

Bienheureux Herculan de Piegaro

prêtre franciscain (+ 1451)

Saint Ignace de Rostov

(+ 1288)

Bienheureux Jean de Jésus-Marie

(+ 1615)

Saint Just

évêque d'Urgell (+ 546)

Bienheureux Ladislas Demski

prêtre martyr en camp de concentration (+ 1940)

Bienheureux Lanfranc

Archevêque de Cantorbéry (+ 1089)

Saint Manvieu

évêque de Bayeux (+ 480)

Bienheureuse Margaret Pole

Martyre en Angleterre (+ 1541)

Bienheureuse Marie Barthélémy

soeur du Tiers-Ordre de Saint Dominique (+ 1577)

Saint Mitros

(+ 1794)

Saint Paul Hanh

martyr vietnamien (+ 1859)

Saint Rigomer

Évêque de Meaux (5ème s.)

Bienheureux Thomas Ford, Jean Shert et Robert Johnson

prêtres et martyrs en Angleterre (+ 1582)

Sainte Ubaldesca Taccini

religieuse de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem (+ 1206)

Saint Zacharie

(+ 1082)

 

 

Saint Germain

Biographie

Saint Germain de Paris est assurément une des grandes figures du sixième siècle, mais sa vie est assez peu connue parce que son biographe, saint Fortunat, sacrifiant au goût de ses contemporains pour le merveilleux, s'est surtout attaché à décrire ses miracles.

Germain naquit au pays d'Autun de parents aisés. Sa mère aurait tenté d'avorter ; sa tante qui le logeait pendant ses études, à Avallon, aurait voulu l'empoisonner, mais le breuvage fut absorbé par le propre fils de la meurtrière qui resta infirme pour le reste de ses jours. Ses études achevées, il demeura quinze ans dans une localité qu'on identifie avec Lucey (Côte-d'Or), chez un parent, Scopillon, où leur principale occupation était le service divin. L'évêque d'Autun, Agrippin, ayant eu vent de sa réputation, l'attira pour l'élever au diaconat, puis à la prêtrise. Le successeur d'Agrippin, saint Nectaire, lui confia la direction du monastère de Saint-Symphorien, élevé dans un faubourg d'Autun en l'honneur d'un martyr local auquel Germain vouera un culte fidèle.

Vers 555, comme il se trouvait à Paris, Childebert le désigna pour remplacer le défunt évêque Eusèbe que les listes épiscopales ne mentionnent pas, le faisant succéder à Libanus. Germain ne changea rien à l'austérité de sa vie ni à son costume. Toujours aussi frugal, il continua d'observer les jeûnes et les veilles monastiques, se passant de feu juqu'à une extrême vieillesse. Au souci de sa propre perfection il joignit celui du peuple que Dieu lui confiait et qu'il exhortait assidûment. Charitable à l'égard des pauvres, ses biens ne suffisaient pas à ses libéralités, mais la faveur du roi lui obtenait les crédits nécessaires.

Parmi les nombreux miracles du saint, la guérison de Childebert, opérée dans les premières années de son épiscopat, lui donna sur le roi une influence considérable. Tous deux contribuèrent à la fondation de la célèbre abbaye où ils devaient être enterrés et qui devait plus tard prendre le nom de Saint-Germain-des-Prés. La dédicace se fit sous le titre de Sainte-Croix et de Saint-Vincent, à cause d'une très riche croix d'or ornée de pierreries et de la tunique du martyr saint Vincent, que le roi avait ramenées de son expédition d'Espagne, en 543. La date de la dédicace est controversée : selon Gislemar, biographe du premier abbé, saint Doctrovée, qu'elle ait eu lieu le 23 décembre 558, à l'occasion même de la mort de Childebert. Cet évènement ayant attiré à Paris nombre d'évêques, saint Germain en profita pour procéder à la dédicace de la basilique récemment achevée. Les raisons alléguées pour combattre le témoignage de Gislemar semblent insuffisantes. En revanche, le fameux diplôme de fondation, attribué à Childebert, et le privilège dit le Saint Germain, sont des faux. On fit appel à des moines de Saint-Symphorien d'Autun d'où venait aussi le premier abbé, saint Doctrovée. Comme à Saint-Symphorien -tourjours selon Gislemar - on y suivait la règle de saint Antoine et de saint Basile. Le monastère ayant été incendié par les Normands, Gislemar n'a pu utiliser les documents anciens.

Après la mort de Childebert, Paris échut à son frère, Clotaire, qui, de Soissons, y transporta sa capitale et témoigna au saint la même déférence que son frère, grâce sans doute à sainte Radegonde, sa femme, avec qui saint Germain garda des relations suivies après son départ à Poitiers et la mort de Clotaire. Le saint la visita dans son monastère et ce fut là qu'il noua des liens durables avec Fortunat, son biographe. Clotaire ne devait pas survivre longtemps à Childebert. A sa mort (561), le Royaume des Francs, un instant réuni dans ses mains, fut à nouveau divisé entre ses quatre fils : Caribert, Gontran, Sigebert et Chilpéric. Caribert eut Paris ; son royaume, mieux protégé des incursions germaniques, goûta une paix relative, mais ses écarts de conduite causèrent au saint évêque les plus grands soucis. Après avoir renvoyé sa femme légitime, il épousa successivement Miroplée puis Marcovésée, deux sœurs, filles d'un simple artisan. La dernière étant religieuse, saint Germain dut élever la voix et comme ses remontrances restèrent sans effet, il retrancha les deux complices de la communion de l'Église.

Dans cette époque, troublée par la rivalité de Brunehaut, épouse de Sigebert, et de Frédégonde, femme de Chilpéric, saint Germain s'efforça d'être avant tout le ministre du Dieu de paix. Malheureusement ses appels demeurèrent vains, tant à Brunehaut qu'à Sigebert qui, s'apprêtant à assiéger son frère dans Tournai, fut assassiné par deux sicaires de Frédégonde.

Saint Germain prit une part active au concile de Tours (567) et convoqua deux conciles à Paris, l'un en 573 et l'autre à une date indéterminée. On lui a attribué, sur des bases fragiles, deux lettres très importantes pour l'histoire de la liturgie gallicane, mais qui lui sont nettement postérieures.

Saint Germain mourut le 28 mai 576, dans un âge très avancé, ayant, dit-on, atteint quatre-vingts ans. Son corps fut enterré dans la chapelle dédiée à saint Symphorien, à droite de l'autel. Cette chapelle, qui servait au XVIIème siècle d'oratoire pour les familiers et les artisans qui demeuraient dans l'enclos de l'abbaye, est située à droite, près du clocher. Le tombeau, fort simple et orné d'une épitaphe qu'on a attribuée à Chilpéric, fut décoré vers 635 par saint Eloi. En 754, sur l'ordre de Pépin le Bref, eut lieu une translation solennelle dans l'église même en présence de beaucoup d'évêques, du futur Charlemagne et de son frère Carloman. Pendant le siège de Paris par les Normands, les reliques furent abritées dans la Cité, à Saint-Germain-le-Vieux, démoli en 1802, où l'on gardait un bras en souvenir.

 

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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /2010 10:34

Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68

Bouquet spirituel: «Soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera.»

 Lc 12, 36

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Les Saintes et Les Saints du Jour

Brunon

Saint Athanase Bazzekuketta

martyr en Ouganda (+ 1886)

Saintes Barbe Kim et Barbe Yi

martyres en Corée (+ 1839)

Saint Brunon

Evêque de Würtzbourg (+ 1045)

Bienheureux Edmond D., Richard H., Jean H. et Richard H.

prêtres et martyrs en Angleterre (+ 1590)

Saint Eutrope

Evêque d'Orange (5ème s.)

Saint Gaubert

prêtre et ermite en Auvergne (+ 1079)

Saint Gonzague Gonza

martyr en Ouganda (+ 1886)

Saint Hildevert

evêque de Meaux (+ 680)

Saint Jean le Russe

(+ 1730)

Saint Jules

martyr en Médie (+ 311)

Saint Ranulphe

(+ v. 700)

Saint Restitut

martyr à Rome (?)

Saint Théraponte

(3ème s.)

 

 

 

SAINT AUGUSTIN de CANTORBÉRY

Moine bénédictin et archevêque de Cantorbéry

(+ 605)

1 - Saint Augustin de Cantorbéry

Evêque (+ 604)

Augustin était prieur du monastère de Saint-André du Mont Coelius, l'une des sept collines de Rome quand le pape saint Grégoire le Grand vint le soustraire à la paix du cloître. Le pape se souciait fort du salut des Anglo-Saxons, ces barbares païens qui avaient envahi le brumeux pays des Bretons et que ces Bretons refusaient d'évangéliser. Pour eux, ils étaient leurs occupants envahisseurs. Avec quarante compagnons, moines comme lui, saint Augustin est envoyé par le pape en Angleterre, avec une escale à Lérins, une à Paris et d'autres encore, car la route est longue de Rome à Cantorbery. La mission romaine reçoit l'appui d'Ethelbert, roi du Kent dont la femme est chrétienne. Il les installe à Cantorbery. La ferveur et l'éloquence des moines romains impressionnent le roi qui demande, à son tour, le baptême. Saint Augustin échoua par contre auprès des Celtes chrétiens du pays de Galles par manque de tact selon saint Bède le Vénérable. Lorsqu'il convoqua leurs évêques pour les amener à le reconnaître comme primat nommé par le pape et à adopter la liturgie romaine, il crut bon de rester sur son siège au lieu d'aller à leur rencontre. Les clercs bretons, irrités par l'ingérence de ces moines romains dans leur pays, repartirent sans rien céder. Saint Augustin continua d'opérer de nombreuses conversions chez les Anglais et fonda le siège de Cantorbery dont il devient l'évêque. Il se dépense alors pour asseoir la jeune Église d'Angleterre et multiplie les tentatives pour réconcilier les chrétiens bretons et anglais. Il y faudra cent ans.

Mémoire de saint Augustin, évêque de Cantorbéry en Angleterre. Envoyé avec d’autres moines romains par le pape saint Grégoire le Grand pour annoncer l’Évangile au peuple des Angles, il fut accueilli avec bienveillance par le roi du Kent, Éthelbert, et imitant la vie apostolique de l’Église primitive, il convertit à la foi chrétienne le roi lui-même et beaucoup de son peuple, et établit plusieurs sièges épiscopaux sur cette terre. Il mourut le 26 mai, vers 604.

 

2 - Aux Ve et VIe siècles, l'île de la Grande-Bretagne évangélisée dès les premiers siècles du christianisme, était retombée dans le paganisme à la suite de l'invasion des Saxons. Le jeune roi de ce temps, Ethelbert, épousa Berthe, princesse chrétienne, fille de Caribert Ier, roi de Paris et petit-fils de Clovis.

Berthe consentit à ce mariage à la condition d'avoir sa chapelle et de pouvoir observer librement les préceptes et les pratiques de sa foi avec l'aide et l'appui d'un évêque gallo-franc. L'âme du roi de Kent subissait la salutaire influence de sa pieuse épouse qui le préparait sans le savoir à recevoir le don de la foi. Le pape Grégoire le Grand jugea le moment opportun pour tenter l'évangélisation de l'Angleterre qu'il souhaitait depuis longtemps. Pour réaliser cet important projet, le souverain pontife choisit le moine Augustin alors prieur du monastère de St-André à Rome.

On ne sait absolument rien de la vie de saint Augustin de Cantorbéry avant le jour solennel du printemps 596, où pour obéir aux ordres du pape saint Grégoire le Grand qui avait été son abbé dans le passé, il dut s'arracher à la vie paisible de son abbaye avec quarante de ses moines pour devenir missionnaire.

A Lérins, première étape des moines missionnaires, ce qu'on leur rapporta de la cruauté des Saxons effraya tellement les compagnons d'Augustin, qu'ils le prièrent de solliciter leur rappel du pape. Augustin dut retourner à Rome pour supplier saint Grégoire de dispenser ses moines d'un voyage si pénible, si périlleux et si inutile. Le souverain pontife renvoya Augustin avec une lettre où il prescrivait aux missionnaires de reconnaître désormais le prieur de St-André pour leur abbé et de lui obéir en tout. Il leur recommanda surtout de ne pas se laisser terrifier par tous les racontars et les encouragea à souffrir généreusement pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Ainsi stimulés, les religieux reprirent courage, se remirent en route et débarquèrent sur la plage méridionale de la Grande-Bretagne.

Le roi Ethelbert n'autorisa pas les moines romains à venir le rencontrer dans la cité de Cantorbéry qui lui servait de résidence, mais au bout de quelques jours, il s'en alla lui-même visiter les nouveaux venus. Au bruit de son approche, les missionnaires, avec saint Augustin à leur tête, s'avancèrent processionnellement au-devant du roi, en chantant des litanies. Ethelbert n'abandonna pas tout de suite les croyances de ses ancêtres. Cependant, il établit libéralement les missionnaires à Cantorbéry, capitale de son royaume, leur assignant une demeure qui s'appelle encore Stable Gate: la porte de l'Hôtellerie, et ordonna qu'on leur fournit toutes les choses nécessaires à la vie.

Vivant de la vie des Apôtres dans la primitive Eglise, saint Augustin et ses compagnons étaient assidus à l'oraison, aux vigiles et aux jeûnes. Ils prêchaient la parole de vie à tous ceux qu'ils abordaient, se comportant en tout selon la sainte doctrine qu'ils propageaient, prêts à tout souffrir et à mourir pour la vérité. L'innocence et la simplicité de leur vie, la céleste douceur de leur enseignement, parurent des arguments invincibles aux Saxons qui embrassèrent le christianisme en grand nombre.

Charmé comme tant d'autres par la pureté de la vie de ces hommes, séduit par les promesses dont plus d'un miracle attestait la vérité, le noble et vaillant Ethelbert demanda lui aussi le baptême qu'il reçut des mains de saint Augustin. Sa conversion amena celle d'une grande partie de ses sujets. Comme le saint pape Grégoire le Grand lui recommanda de le faire, le roi proscrivit le culte des idoles, renversa leurs temples et établit de bonnes moeurs par ses exhortations, mais encore plus par son propre exemple.

En 1597, étant désormais à la tête d'une chrétienté florissante, saint Augustin de Cantorbéry se rendit à Arles, afin d'y recevoir la consécration épiscopale, selon le désir du pape saint Grégoire. De retour parmi ses ouailles, à la Noël de la même année, dix mille Saxons se présentèrent pour recevoir le baptême.

De plus en plus pénétré de respect et de dévouement pour la sainte foi, le roi abandonna son propre palais de Cantorbéry au nouvel archevêque. A côté de cette royale demeure, on construisit une basilique destinée à devenir la métropole de l'Angleterre. Saint Augustin en devint le premier archevêque et le premier abbé. En le nommant primat d'Angleterre, le pape saint Grégoire le Grand lui envoya douze nouveaux auxiliaires, porteurs de reliques et de vases sacrés, de vêtements sacerdotaux, de parements d'autels et de livres destinés à former une bibliothèque ecclésiastique.

Le souverain pontife conféra aussi au nouveau prélat le droit de porter le pallium en célébrant la messe, pour le récompenser d'avoir formé la nouvelle Eglise d'Angleterre par ses inlassables travaux apostoliques. Cet honneur insigne devait passer à tous ses successeurs sur le siège archiépiscopal d'Angleterre. Le pape lui donna également le pouvoir d'ordonner d'autres évêques afin de constituer une hiérarchie régulière dans ce nouveau pays catholique. Il le constitua aussi métropolitain des douze évêchés qu'il lui ordonna d'ériger dans l'Angleterre méridionale.

Les sept dernières années de sa vie furent employées à parcourir le pays des Saxons de l'Ouest. Même après sa consécration archiépiscopale, saint Augustin voyageait en véritable missionnaire, toujours à pied et sans bagage, entremêlant les bienfaits et les prodiges à ses prédications. Rebelles à la grâce, les Saxons de l'Ouest refusèrent d'entendre Augustin et ses compagnons, les accablèrent d'avanies et d'outrages et allèrent jusqu'à attenter à leur vie afin de les éloigner.

Au début de l'an 605, deux mois après la mort de saint Grégoire le Grand, son ami et son père, saint Augustin, fondateur de l'Eglise anglo-saxonne, alla recueillir le fruit de ses multiples travaux. Avant de mourir, il nomma son successeur sur le siège de Cantorbéry. Selon la coutume de Rome, le grand missionnaire fut enterré sur le bord de la voie publique, près du grand chemin romain qui conduisait de Cantorbéry à la mer, dans l'église inachevée du célèbre monastère qui allait prendre et garder son nom.

 

 

SAINT GERMAIN

Évêque de Paris

(496-576)

 

Saint Germain de Paris naquit au territoire d'Autun. Tout jeune, il faillit être victime d'une mère dénaturée et d'une grand-mère criminelle; mais Dieu veillait sur cet enfant de bénédiction et le réservait à de grandes choses. Germain se réfugia près d'un ermite, son oncle, dont il partagea la vie austère, et dont il s'étudia chaque jour à imiter la piété et les vertus. L'évêque d'Autun, ayant fait sa connaissance, conçut pour lui une très haute estime, et lui donna, malgré les réclamations de son humilité, l'onction sacerdotale, puis le nomma bientôt abbé du monastère de Saint-Symphorien d'Autun.

Par ces temps de guerre et de dévastation, les pauvres affluent. Germain, toujours ému à la vue d'un homme dans la souffrance, ne renvoie personne sans lui faire l'aumône, au point qu'un jour il donne jusqu'au dernier pain de la communauté. Les moines murmurent d'abord, puis se révoltent ouvertement. Germain, pleurant amèrement sur le défaut de foi de ses disciples, se retire dans sa cellule et prie Dieu de les confondre et de les corriger. Il priait encore, lorsqu'une dame charitable amène au monastère deux chevaux chargés de vivres, et annonce que le lendemain elle enverra un chariot de blé. La leçon profita aux religieux, qui rentrèrent dans le devoir.

Un jour le feu prend au grenier, menaçant de brûler toute la récolte du couvent. Germain, calme et confiant, saisit une marmite d'eau à la cuisine, monte au grenier en chantant Alleluia, fait le signe de la Croix et jette quelques gouttes d'eau sur la brasier, qui s'éteint.

Un jour qu'il était en prière, il voit apparaître un vieillard éblouissant de lumière, qui lui présente les clefs de la ville de Paris: "Que signifie cela? demande l'abbé. -- C'est, répond la vision, que vous serez bientôt le pasteur de cette ville." Quatre ans plus tard, Germain, devenu évêque, resta moine toute sa vie, et il ajouta même de nouvelles austérités à celles qu'il avait pratiquées dans le cloître. Après les fatigues d'une journée tout apostolique, son bonheur, même par les temps rigoureux, était de passer les nuits entières au pied de l'autel.

Germain eut la plus grande et la plus heureuse influence auprès des rois et des reines qui se succédèrent sur le trône de France pendant son épiscopat; on ne saurait dire le nombre de pauvres qu'il secourut, de prisonniers qu'il délivra, avec l'or des largesses royales. Il mourut, plein de mérites, à l'âge de quatre-vingts ans.

 

Saint Augustin de Cantorbéry

 

Biographie

Le saint Pape Grégoire le Grand avait toute sa vie rêvé de s'en aller porter l'Evangile en Angleterre mais, attaché au service du Pape Pélage dont il fut le successeur, il ne put y aller. Monté sur le trône pontifical (590), il choisit, pour cette mission, Augustin, prieur du monastère Saint-André, dont on ne sait rien avant son départ pour l'Angleterre.

Comme l'affirment Tertullien et Origène, la Grande-Bretagne avait jadis été christianisée, mais les invasions saxonnes avaient repoussé les chrétiens (Bretons) en Cornouailles et dans le Pays de Galles sans que l'on pût espérer la conversion des envahisseurs, jusqu'à ce que le jeune roi du Kent, Ethelbert, chef de la confédération des royaumes saxons, épousât une princesse catholique, Berthe, fille de Caribert I° Roi de Paris.

Au printemps 596, à la tête d'une quarantaine de moines missionnaires, Augustin s'en alla au monastère de Lérins pour étudier la langue et les mœurs des Saxons. Les descriptions furent si horribles que la peur prit le pas sur le zèle et que les missionnaires renvoyèrent leur chef à Rome pour qu'il obtînt du Pape d'être déchargé de cette impossible mission.

Grégoire le Grand accueillit fraîchement Augustin et pendant le temps où il le retint auprès de lui, souffla le chaud et le froid, maniant tour à tour les menaces et les encouragements jusqu'à ce qu'il acceptât de repartir. On lui conféra la dignité abbatiale et, dûment nanti de lettres pour les évêques, les princes et la reine Brunehaut, on le renvoya en Gaule.

Merveilleusement accueilli par l'évêque d'Arles qui était alors le légat pontifical pour la Gaule, Augustin retourna chercher ses moines qu'il installa en Arles. L'Archevêque leur fournit des professeurs enthousiastes de saxon et les envoya à travers la Gaule en leur faisant remonter le Rhône. Ils étaient à Autun pendant l'hiver puis ils longèrent la Loire, passèrent à Orléans, à Tours et s'embarquèrent à l'embouchure de la Loire pour débarquer à l'île de Thanet (proche de Ramsgate), au printemps 597.

A peine touché le sol du Royaume du Kent, au chant des litanies, les missionnaires formèrent une procession devant Augustin, crosse en main et mitre en tête. Ainsi arrivé devant le roi Ethelbert, Augustin fit son premier sermon, écouté avec bienveillance ; il n'obtint pas encore la conversion du Roi mais l'autorisation de prêcher et de construire sous la protection de la Reine.

Les résultats ne se firent guère attendre puisque, dès la Pentecôte 597, on inaugura la cathédrale de Cantorbéry (capitale du Royaume) où le Roi lui-même s'installa parmi les fidèles enthousiasmés par les pompes et les chants de la liturgie romaine.

L'Église du Kent étant constituée, selon les ordres du Pape Grégoire, Augustin s'en retourna en Arles où l'évêque lui donna la consécration épiscopale.

Au comble de la joie, enthousiaste, le Pape envoya vers l'Angleterre courrier sur courrier et conçut un vaste plan d'organisation ecclésiastique qu'on mit quelques siècles à réaliser.

De nouveaux moines furent dépêchés dans le Kent et l'on commença l'évangélisation de l'Essex. Or, si Augustin, évêque de Cantorbéry et primat d'Angleterre, réussit à merveille chez les païens Saxons, il eut contre lui l'antique église celtique qui refusait de le reconnaître et d'adopter les coutumes et les usages romains.

Ayant posé les solides bases du catholicisme romain en Grande Bretagne, Augustin mourut en son archevêché le 26 mai 604.

 

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